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Témoignages de survivants

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Je comprends que nous sommes seuls et qu’il n’y a personne pour nous protéger

  • Ido S.'s story

Entretemps, j’ai vu que 5 à 10 terroristes étaient montés sur mon tank. Je me suis préparé, avec mo

Histoire de l’héroïsme d’un tankiste au matin du 7 octobre.

Vraiment comme " en ce temps-là, à cette époque ".

Vers 7 h du matin, il nous a été ordonné de nous présenter à nos postes suite à des tirs d’artillerie. Nous sommes montés dans les tanks et avons entendu à la radio que de nombreux terroristes approchaient de la clôture de sécurité.

Nous sommes partis, le tank de mon chef de peloton et notre tank ;mon chef de peloton est allé au poste de tir 106 et nous nous sommes rendus jusqu’à la clôture de sécurité vers le poste de tir 91.

À la clôture, on a rencontré entre dix et quinze terroristes, on les a éliminés avec des obus et j’en ai écrasé un.

Après les avoir éliminés, des dizaines d’autres terroristes sont entrés en territoire israélien. Un missile antichar a été tiré sur mon tank.




Le commandant de mon tank, Shai L., a été expulsé hors du tank et est mort apparemment sur le coup, mon tireur Ariel E. est resté dans le tank, mais semblait mort à ce moment-là, et mon chargeur, Ofir T. a été lui aussi expulsé du tank et j’ai cru que lui aussi avait été tué, alors que l’arrière du tank était en flammes.

Le tank s’est rempli de fumée, j’ai ouvert le compartiment du conducteur et je me suis enfui avec le tank alors que des missiles antichars étaient tirés sans arrêt dans notre direction.

J’ai commencé à rouler en direction du pays, et me suis arrêté en route pour voir si mon tireur était encore en vie, et lorsque je me suis arrêté, mon chargeur Ofir T. m’a crié : « Somech » et j’ai réalisé qu’il était vivant, je suis rapidement sorti du poste de pilotage et je l’ai vu allongé sur la tourelle, des brûlures de la tête aux pieds et en état de choc de combat, je lui ai dit de rentrer dans le tank et j’ai examiné mon tireur (Ariel E.) qui avait un pouls très faible et respirait à peine. J’ai essayé de le sortir du tank pendant que mon chargeur, Ofir T. était sur la tourelle et j’ai réalisé que plus je le tirais, plus j’arrachais sa peau brûlée.

J’ai essayé de le sortir du tank pendant que mon chargeur, Ofir T. était sur la tourelle et j’ai réalisé que plus je le tirais, plus j’arrachais sa peau brûlée.

Depuis la tourelle, Ofir a repéré une jeep blindée de l’armée qui approchait. Nous lui avons fait signe de s’arrêter pour nous aider. Alors qu’il s’arrête près de nous, 2 terroristes en sorte, mon chargeur, Ofir T. a sauté dans le tank et m’a crié que c’était un terroriste, je suis rapidement retourné dans le poste de pilotage, et je l’ai écrasé, ainsi que la jeep blindée, et nous sommes enfuis de là. Le second terroriste a ouvert le feu dans notre direction sans nous atteindre.

Finalement, après avoir roulé un bon moment, nous sommes arrivés au kibboutz Reyim, où se déroulait un festival du nom de « Nova », et nous y avons vu des échanges de tirs entre terroristes et policiers dans lesquels les terroristes semblaient avoir le dessus. Avec mon tank, j’ai bloqué les terroristes pour protéger les policiers. Mon chargeur Ofir T., toujours en état de choc, est descendu du tank sans son arme et est allé vers les policiers.

Après quelques minutes, j’ai vu les terroristes contourner le tank avec assurance. J’ai réalisé que tous les policiers étaient morts et que mon chargeur l’était probablement aussi (je ne sais pas avec certitude, c’est juste que je n’ai pas vu un seul soldat ou policier vivant),

Entretemps, j’ai vu que 5 à 10 terroristes étaient montés sur mon tank. Je me suis préparé, avec mon M-16 pointé sur le poste de co-pilotage, la seule ouverture du tank. De là, j’ai aperçu un terroriste. Il a été surpris de voir un soldat vivant à l’intérieur. Il a pris peur et m’a jeté son arme. En réponse, je lui ai tiré dessus et l’ai tué.

Entretemps, j’ai vu que 5 à 10 terroristes étaient montés sur mon tank. Je me suis préparé, avec mon M-16 pointé sur le poste de co-pilotage

Après cela, je suis rapidement remonté dans le poste de pilotage alors que les terroristes lançaient plusieurs grenades à l’intérieur du tank, certaines ont explosé, d’autres non. Par chance, j’avais eu le temps de rentrer dans le poste de pilotage, j’ai ressenti l’onde de choc et entendu les explosions, et par chance je n’ai pas été blessé.

J’ai roulé, tout en écrasant des terroristes et causé beaucoup de désordre avec le tank afin de les éloigner de moi. J’ai écrasé plusieurs véhicules abandonnés et j’ai continué à m’éloigner de la zone jusqu’à ce que le tank ne bouge presque plus et que tout l’arrière du tank soit en feu. Puis, le tank s’est arrêté.

J’ai de nouveau vérifié le pouls de mon tireur (Ariel E.). Cette fois son pouls était arrêté, il avait cessé de respirer, je suis sorti du tank et j’ai réalisé que je n’avais pas d’autre choix que de laisser le tank qui était en feu et que j’avais des terroristes à mes trousses.

je suis sorti du tank et j’ai réalisé que je n’avais pas d’autre choix que de laisser le tank qui était en feu et que j’avais des terroristes à mes trousses.

Je suis sorti avec mon casque, mon gilet pare-balles et mon arme, j’ai vu trois civils, dont l’un qui avait reçu une balle dans la poitrine et était mort apparemment, un autre en avait une dans les fesses et un autre qui n’était pas blessé, ils étaient très tendus. Je les ai fait monter dans leur voiture et nous sommes partis de là. J’ai conduit. (Si je me souviens bien, ils s’appelaient Zuri et Aviad). Nous avons roulé quelques minutes jusqu’à ce que nous remarquions que nous étions cernés de terroristes. À ce moment-là, j’ai échangé ma place de conducteur avec Zuri parce que j’avais une arme et que je pouvais l’utiliser en cas de besoin. Nous nous sommes arrêtés à un certain moment au milieu de la forêt et nous nous sommes cachés à moitié sous la voiture. Après 40 minutes environ, nous avons entendu beaucoup de cris d’Arabes et de nombreux tirs, et nous avons fait semblant d’être morts. Environ cinq terroristes non armés sont venus vers moi et ont pensé que j’étais mort. Ils ont essayé de prendre mon arme, j’ai tiré et tué l’un d’eux lorsqu’il a essayé de prendre mon arme.

Je les ai combattus pendant qu’ils me frappaient sur la tête avec des pierres me brisant la mâchoire, l’arcade sourcilière, la joue, le nez et beaucoup de dents, et me coupaient avec un couteau.

Comme je portais un casque, ils n’ont pas réussi à me tuer, ils m’ont seulement gravement blessé. J’ai réussi à les repousser de toutes mes forces, mais ils ont réussi à s’emparer de mon arme et m’ont tiré dessus. Ils m’ont raté (je ne sais pas pourquoi).

J’ai réussi à les repousser de toutes mes forces, mais ils ont réussi à s’emparer de mon arme et m’ont tiré dessus. Ils m’ont raté (je ne sais pas pourquoi).

J’ai couru quelques minutes jusqu’à atteindre un buisson où se cachaient un homme et une femme (Bat-Sheva M. et Ilay M.). Je me suis caché avec eux alors que j’étais blessé pendant environ 6 heures durant lesquelles les terroristes sont passés à côté du buisson et par chance n’ont pas regardé à droite où ils nous auraient vus.

Pendant les 6 heures, j’ai continué à saigner du visage. Bat-Sheva et Ilay m’ont beaucoup aidé et ont aussi identifié les secours lorsqu’ils sont arrivés.

C’est en grande partie grâce à eux que je suis en vie.

Alors que j’étais soigné à l’hôpital Soroka, un civil légèrement blessé par des éclats d’obus s’est approché de moi et m’a demandé si j’étais le conducteur du tank qui avait réussi à détourner l’attention des terroristes et grâce à qui des centaines de personnes de la Rave Party « Nova » ont été sauvées.

Ido S.

Conducteur de tank 2b « Malkot HaHermon », 77e bataillon


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